FRANCE : Stabilité attendue des volumes
Globalement, les surfaces de melon sur le territoire français sont en léger retrait par rapport à l'an dernier.
Même si à la fin avril il est encore impossible de prédire les volumes de production, il faut néanmoins espérer que les rendements moyens seront supérieurs à ceux de 2008, campagne dont on retiendra à la fois les mauvaises performances économiques (la crise la plus longue de l'histoire du melon), et les piètres résultats sur le plan agronomique. Avec un optimisme raisonnable, on peut donc prédire, malgré la baise des surfaces, une stabilité des volumes récoltés.
En Provence et dans la Drôme, les surfaces sont équivalentes à celles de l'an dernier, avec toujours une forte présence de cultures sous bâche, y compris sur les plantations tardives, en raison d'un risque d'attaques virales assez élevé. La bonne nouvelle dans cette région qui se place à la fois sur le calendrier précoce (600 ha de grands abris) et de pleine saison (productions de coteaux), c'est que les réserves hydriques ont retrouvé un niveau tout à fait normal, capable d'assurer partout les besoins en eau des cultures.
Rappelons que ce n'était pas du tout le cas l'an dernier à même époque !Le Languedoc-Roussillon est la seule région où l'on constate cette année une légère augmentation des surfaces, en particulier sur le créneau précoce des cultures sous chenilles et sous bâches. Cette évolution est liée au bilan positif de la campagne 2008 dans cette région. Malgré des épisodes pluvieux exceptionnellement fréquents en avril dernier, suivi par des périodes très ventées, le calendrier a pu être respecté. Fin avril les ouvertures des chenilles et les plantations sous bâches étaient à jour.
Côté Sud-Ouest, dans le Lot et Garonne et le Gers, deux départements qui englobent les territoires du Néracais et de Lectoure, les surfaces semblent assez stables, avec peut-être une très légère tendance à la baisse. En raison des conditions climatiques de ce printemps on peut d'ores et déjà affirmer que le calendrier des cultures n'aura pas d'avance, en revanche il est encore trop tôt pour parler réellement de retard. Toujours dans le Sud-Ouest, mais cette fois côté nord de la Garonne, sur les départements du Tarn et Garonne et du Lot qui englobe la région du Quercy, les surfaces sont en léger recul par rapport à l'an dernier.
Cette même tendance se confirme dans le Centre-Ouest, avec là plus qu'ailleurs, l'espoir de retrouver des rendements corrects pour pouvoir offrir un volume de production au moins équivalent à celui de 2008. En matière de calendrier, il est encore bien difficile (fin avril) de pouvoir établir des pronostics précis à l'exception des cultures les plus précoces. En Provence, le début des récoltes des tunnels chauffés est annoncé pour début mai. Les tunnels froids devraient suivre aux alentours du 15-20 mai. Le premier pic de production français qui généralement se situe aux environs du 15 juin sera t-il plus tardif cette année ? Les conditions climatiques de mai et de juin seront décisives et auront une forte incidence sur le risque de télescopage entre la production espagnole et française.
|